5 - POTOSI
Bolivie

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Le Cerro Rico doré par le soleil

La ville de Potosi a été fondée en 1545, après la découverte de filons d'argent dans le Cerro Rico (le mont riche, le bien nommé) qui culmine à 4800m. L’argent aurait été découvert par un indien qui s’était aventuré sur la montagne à la recherche d'un lama égaré. Plusieurs années auparavant, l'inca Huayna Capac avait déjà entendu parler de la richesse de cette montagne et avait demandé à ses serviteurs de creuser. Mais ceux-ci avaient entendu une voix menaçante qui leur intima l'ordre de quitter la montagne. Apeurés, ils prirent la fuite et dès lors le nom de la montagne changea de Sumaj Orcko (belle montagne), et devint Potosi (celle qui explose). Les Espagnols, peu intimidés par la voix de la montagne et surtout attirés par l'appat du gain, recrutèrent chaque année 12 000 indigènes supplémentaires pour travailler dans les mines d’argent. Ses mines se sont révélées les plus productives et lucratives du monde.

Merced
Eglise de la Merced

Toute l' histoire et la splendeur, la tragédie et son horreur de Potosi , sont intimement liées au précieux métal. Potosi doit aussi sa renommée à son altitude, la plus élevée au monde (4090 m) pour une grande ville (165 000 habitants). La ville a connu un tel essor qu'elle est devenue, vers la fin du XVIIIème siècle, la cité la plus grande et la plus riche d'Amérique latine. L'argent extrait des mines a financé l'économie espagnole durant plus de deux siècles. En 1573, la ville comptait déjà 120 000 habitants. Autant que Londres, mais davantage que Madrid, Paris ou Rome. En 1650, avec ses 160 000 habitants, Potosi était sans doute la plus grande ville du monde. Les fêtes au nom de la couronne espagnole duraient des mois entiers, alors que des dizaines d’églises et de palais nobiliaires étaient décorés de matériaux précieux. Cervantès fait dire à son Don Quichotte, en parlant d’un objet d’une valeur immense, cela « vaut un Potosi».
L'approvisionnement en eau est dérivé d'un système coûteux, de réservoirs et d'aqueducs construits par les espagnols pendant les années de grande prospérité de la ville. La richesse de la ville coloniale de Potosi était telle qu'on y construisit plus de 80 églises
La tradition veut que les chevaux des riches habitants de Potosi étaient ferrés avec l'argent du Cerro Rico témoigne de la prospérité sans pareille de la ville, comme aujourd'hui encore le charme de son architecture coloniale et baroque. Mais Potosi ne recèle pas seulement des églises, il y a aussi des couvents comme celui de St Fransisco.

La mine
Une société exploite une partie des mines tandis que l'autre est exploitée par une coopérative. Nous avons visité une galerie de la coopérative des mineurs et nous ne l'oublierons jamais. Dans d'étoites galeries mal éclairées et mal étayées (car il y a pas de bois et il coute cher), les mineurs y travaillent dans des conditons d'un autre âge.

Potosi
Panorama de Potosi

Aujourd’hui, on extrait surtout de l’étain (la Bolivie en est le plus grand exportateur mondial), du zinc et de la poudre d’argent. Mais seul 60% du raffinage est effectué sur place.
les touristes apportent des cadeaux pour les mineros.
après nous avoir équipés d’un casque et d’une lanterne, nous allons au marché des mineurs. On y trouve tout ce qui peut servir dans la mine : dynamite, mèches, détonnateur, cigarettes, feuilles de coca et boissons.
un rituel qui s’appelle challa. Ils versent au sol quelques gouttes de l’eau de vie locale (96% d’alcool pur tout de même) pour amadouer la pacha mama



Hypoxie d'altitude

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